Dorothy entourée de ses enfants.©RFI/Moïse Gomis

 

 

Nigeria - Money Marriage [Série 1/3]: portrait de Dorothy mariée de force à 7 ans

Par Moïse Gomis

À l’extrême sud-est du Nigeria, plus précisément dans la localité d’Obanliku, où derrière ses collines se perpétue une tradition pouvant être assimilée à de l’esclavage. Dans le nord de l’État de Cross River, la communauté Becheve maintient une tradition ancestrale illégale selon les lois nigérianes. Un débiteur peut régler sa dette en vendant sa fille sans son consentement (enfant, adolescente ou jeune femme adulte) à un créancier. Cette « transaction » s’intitule « Money Marriage » que l’on pourrait traduire par mariage monétaire. Parfois pour une somme inférieure à 4 euros, de très jeunes enfants sont vendus à des hommes deux à trois fois plus âgés que leurs parents. Longtemps considéré et toléré comme un fait coutumier par l’État de Cross River, cette pratique est depuis quelques années combattue sur le terrain par des ONG nigérianes. Pour le premier reportage d’une série de trois épisodes, voici le portrait de Dorthy, une femme victime du « Money Marriage ».

 

Nigeria [série 2/3]: «Money Mariage», des enfances traumatisées

Happiness, vendue par sa grand-mère à l'âge de 3 ans.RFI/Moïse Gomis

 

Deuxième épisode de cette série qui nous conduit dans le nord de l’État de Cross River. Là-bas, dans le l’extrême sud-est du Nigeria, la communauté Becheve maintient une tradition ancestrale illégale selon les lois nigérianes. Un débiteur peut régler sa dette en vendant sa fille sans son consentement (enfant, adolescente ou jeune femme adulte) à un créancier. Cette « transaction » s’intitule « Money Marriage » que l’on pourrait traduire par mariage monétaire. Parfois pour une somme inférieure à 4 euros, de très jeunes enfants sont vendus à des hommes deux à trois fois plus âgés que leurs parents. Notre correspondant au Nigeria s’est rendu dans la localité d’Obanliku, où derrière ses collines, se perpétue une tradition réduisant des femmes en esclavage. Chez les hommes Becheve, posséder une ou plusieurs femmes appelées « Money woman » est un signe extérieur de richesse. Et depuis des siècles, ce mariage forcé est une réelle menace pour les femmes de cette communauté.

 

 

Nigeria [série 3/3]: «Money Mariage», comment l'éradiquer?

Le pasteur Richards Akonam vit à Obanliku. Au cœur des différents clans Becheve, il mène la bataille contre les mariages forcées et la traite de mineures.RFI/Moïse Gomis

 

Dernier épisode de cette série qui nous a conduit ces deux derniers jours dans le l'extrême sud est du Nigeria. Ces deux dernières années, le « Money Marriage » fait la Une des médias au Nigeria, car des acteurs de la société civile se mobilisent pour dénoncer l'asservissement de femmes mineures vendues à des hommes parfois de la génération de leur grands parents. Les choses évoluent très très lentement comme vous pourrez l'entendre dans ce dernier épisode de cette série. Et le « Money Marriage » est loin d'être éradiqué.

 

http://www.rfi.fr/emission/reportage-afrique

 

Source:rfi.fr

 

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