© UNICEF/UN014974/Estey Les médias sociaux ont une influence considérable sur la vie des enfants et le fait d'être constamment connecté à Internet comporte également de nombreux risques, y compris l'exploitation sexuelle des adolescents et des enfants en ligne.

Le Comité des Nations Unies chargé du suivi de la Convention relative aux droits de l’enfant a lancé officiellement jeudi de nouvelles lignes directrices destinées à aider les États à mieux appliquer le Protocole facultatif à la Convention concernant la vente d’enfants, la prostitution des enfants et la pornographie mettant en scène des enfants.

 

Ces lignes directrices élaborées par le Comité des droits de l’enfant de l’ONU mettent particulièrement l’accent sur les nouvelles menaces spécifiques auxquelles sont confrontés les enfants du monde entier du fait des technologies numériques telles que l’Internet et les médias sociaux.

 

« Les lignes directrices couvrent la prévention, l’interdiction de la vente d’enfants et de leur exploitation sexuelle à des fins de prostitution et de pornographie, les mesures visant à prévenir l’impunité des auteurs et les mesures de soutien et de réhabilitation des enfants victimes », a déclaré Luis Pedernera, le Président du Comité cité dans le communiqué.

 

Pour cet organe indépendant de l’ONU, il ne s’agit plus d’un délinquant caché qui vit occasionnellement au fond de la rue. Il s’agit maintenant d’une multitude de délinquants de l’autre bout du monde qui peuvent s’introduire directement « dans nos foyers pour corrompre et détruire la vie de nos enfants ». Une mutation qui n’est pas étrangère à l’évolution rapide des technologies de l’information et de la communication (TIC) qui fournit désormais aux délinquants sexuels une variété de nouvelles possibilités et de nouveaux moyens d’abuser des enfants.

 

Des prédateurs qui partagent des infos cryptées et utilisent le « darknet »

 

Ces TICs servent à piéger les enfants à des fins sexuelles, à visionner et à participer à des abus pédosexuels en ligne par le biais de la diffusion en continu de vidéos en direct, à distribuer du matériel pédopornographique, y compris du contenu autogénéré résultant du « sexting », et à commettre des actes d’extorsion sexuelle.

 

« C’est une bataille que nous ne pouvons tout simplement pas nous permettre de perdre », a insisté le Président du Comité des droits de l’enfant.

 

D’autant que sur le terrain, les prédateurs se sont adaptés à l’ère numérique. Selon le Comité, ces délinquants partagent ainsi des informations cryptées entre eux et utilisent le « darknet » pour commettre ou faciliter les infractions visées par le Protocole facultatif. Cela présente des défis nouveaux et complexes pour les organismes chargés de l’application de la loi.

 

Dans un monde où l’accès à l’Internet se développe à un rythme sans précédent, le risque que des enfants soient exploités sexuellement ou achetés et vendus comme marchandise, à l’intérieur et au-delà des frontières nationales, augmente à un rythme alarmant, a mis en garde le Comité.

 

Les Principes directeurs visent à favoriser une meilleure compréhension des dispositions du Protocole facultatif et proposent des solutions pratiques fondées sur les bonnes pratiques et les difficultés que les États ont rencontrées dans sa mise en œuvre. Ils sont conçus pour aider les 176 États qui ont ratifié le Protocole facultatif à ce jour - ainsi que ceux qui y adhéreront à l’avenir - à en appliquer effectivement les dispositions.

 

Les lignes directrices traitent également du rôle joué par le secteur privé et de l’obligation des États de veiller à ce que les entreprises et autres entités du secteur privé prennent des mesures pour prévenir l’exploitation sexuelle des enfants. « Nous pensons que ces lignes directrices peuvent être d’une aide considérable aux États dans leurs efforts pour combattre ces crimes atroces qui continuent de ruiner la vie de tant d’enfants dans le monde », a fait valoir le Président du Comité.

 

Source:news.un.org

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