Photo ONU/Jean-Marc Ferré Vue de l'entrée du Palais Wilson, le siège du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme (HCDH) à Genève, en Suisse

Le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH) a salué la sentence de cinq ans de prison prononcée à l’encontre d’un homme accusé de viol sur mineure à Kaedi, dans le sud de la Mauritanie.

 

« Nous saluons le prononcé et la condamnation et d’un Mauritanien âgé de 30 ans à une peine de cinq ans pour avoir violé une jeune fille de 15 ans à Kaedi », a dit à la presse ce vendredi à Genève, Rupert Colville, porte-parole du HCDH.

 

Alors que le procureur avait requis une peine de 10 ans, la Cour criminelle de Kaedi a finalement condamné à cinq ans de prison l’auteur du viol de la jeune fille. Pour les services de la Haut-Commissaire Bachelet, il s’agit là « d’une étape encourageante pour un pays où la violence sexiste, et en particulier le viol, est restée impunie dans la quasi-totalité des cas ».

 

« Cinq ans, c’est certainement une énorme amélioration par rapport à rien du tout, comme nous l’avons vu auparavant », a d’ailleurs souligné M. Colville interrogé sur la portée de cette peine alors que le procureur avait requis 10 ans. A noter qu’en l’absence d’un cadre juridique générale de protection des femmes et des filles contre la violence en Mauritanie, beaucoup de viols restent impunis par la justice. « La Mauritanie ne dispose pas d’une loi pour prévenir la violence sexiste », a précisé le porte-parole du HCDH.

 

Le HCDH exhorte le parlement mauritanien à relancer l’examen du projet de loi sur les violences sexuelles

 

A deux reprises, un projet de loi sur les violences sexuelles présenté au parlement mauritanien a été rejeté. Dans ces conditions, le Haut-Commissariat exhorte le parlement du pays à relancer d’urgence l’examen du projet de loi et à adopter dès que possible une législation conforme aux normes des droits de l’homme, notamment une définition claire du viol et des autres formes de violence sexuelle.

 

Les services de Mme Bachelet invitent également Nouakchott à prendre « toutes les mesures nécessaires pour faire progresser la législation » et, une fois promulguée, de mettre en œuvre un plan d’action complet. Il s’agit de doter ce programme d’action de ressources suffisantes pour « s’attaquer à un problème grave et généralisé en Mauritanie ». Le HCDH a également demandé au gouvernement mauritanien de veiller à ce que les victimes de viol reçoivent des réparations, y compris une indemnisation.

 

Dans ce contexte, le Haut-Commissariat rappelle que les 16 journées d’action contre la violence sexiste de cette année sont axées sur le viol. Il s’agit d’une initiative populaire soutenue par l’ONU, qui s’étend du 25 novembre, Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, jusqu’au 10 décembre marquant la Journée des droits de l’homme.

 

Source: news.un.org

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