Pour les personnes vulnérables, en particulier lorsqu'elles vivent dans des régions reculées, l'accès à des services de santé essentiels est compliqué par les mesures de confinement mises en place pour faire face à la pandémie de COVID-19.

 

Dans le nord de l'Ouganda, le confinement et les restrictions sur les transports empêchent ainsi des mères et des femmes enceintes vivant avec le VIH d'accéder aux services de santé, ce qui met ces femmes et leurs enfants en danger.

 

Il est pourtant indispensable de veiller à ce que les mères et les femmes enceintes séropositives au VIH puissent bénéficier sans interruption d'un traitement antirétroviral pour éviter la transmission du virus à leurs enfants.

 

En effet, toute interruption du traitement entraîne non seulement un risque de transmission du VIH à l'enfant, mais aussi le risque de voir l'état de santé de la mère se dégrader.

 

« Le combat continue pour maintenir sous traitement les mères qui ne peuvent pas se rendre dans des établissements de santé pendant le confinement », explique Samuel Otoober, spécialiste de la santé pour la Fondation AVSI, une ONG locale active dans la région. «

 

Nombreuses sont les femmes enceintes qui doivent parcourir plus de 30 kilomètres pour accéder aux soins.

 

Avant que le confinement ne commence, nous avons élaboré un plan d'urgence pour continuer à assurer des services de PTME. Nous avons ainsi réussi à faire en sorte que ces femmes puissent poursuivre leur traitement antirétroviral. »

 

Dans le cadre de ses premières actions contre l'épidémie de COVID-19, la Fondation AVSI est en train de renforcer la capacité des établissements de santé à livrer des traitements antirétroviraux et à assurer des services à domicile.

 

Ainsi, pendant le confinement, les mères et les femmes enceintes séropositives au VIH - qui doivent parcourir de longues distances pour bénéficier des services et des médicaments nécessaires pour empêcher la transmission du virus à leurs enfants - reçoivent leur traitement antirétroviral et des soins chez elles.

 

La fondation procure également aux établissements de santé du carburant pour leurs véhicules, afin que des personnels puissent se rendre chez les femmes enceintes et les mères qui ont besoin de services et de traitements de PTME.

 

En soutien au Plan national de préparation et de riposte au COVID-19 de l'Ouganda, le Fonds mondial fournit environ 4,5 millions de dollars pour lutter contre l'épidémie, pour renforcer les systèmes de santé essentiels et pour assurer la poursuite de programmes vitaux de lutte contre le VIH, la tuberculose et le paludisme.

 

Dans le cadre des premières mesures prises par le ministère ougandais de la Santé, la priorité a été donnée aux achats d'équipements de protection individuelle destinés aux soignants et de tests de dépistage du nouveau coronavirus.

 

Par l'intermédiaire de sa principale organisation partenaire de la société civile, le Fonds mondial coordonne en outre un renforcement des modèles de prestations de services différenciés à destination des populations clés et des personnes qui vivent avec le VIH en Ouganda.

 

Global Fund to Fight AIDS, Tuberculosis and Malaria (Geneva)

 

Lire l'article original sur Global Fund.

 

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