Deux ateliers organisés par le WiLDAF-AO en partenariat avec le CRDI, ont réuni à Lomé les acteurs de lutte contre les mariages précoces et ceux travaillant dans le domaine des changements sociaux, respectivement les 16 et 17 janvier sur le thème« changements sociaux : Qu'est-ce qui fonctionne» ? et les 18 ,19 et 20 janvier 2017 sur la consolidation des résultats de l’étude de base relative au projet : « Lutter contre les mariages précoces par l’autonomisation des Filles en Afrique de L’Ouest »
L’atelier méthodologique sur les changements sociaux a rassemblé des participants venant d’Asie, d’Afrique et du continent américain. Ceux-ci se sont penchés sur des questions telles que comment définir les changements sociaux, qu’est ce qui les induit à la base, comment les identifier, les mesurer, comment collecter et documenter ces changements dans les communautés de base, comment changer les normes à grande échelle dans les différents domaines d’intervention surtout dans le contexte des mariages précoces, et plus généralement, de la violence basée sur le genre ? Pour tous les acteurs présents, ce fut une expérience enrichissante. Une synergie entre les projets et programmes est souhaitée pour une plus grande efficacité des actions visant les changements sociaux.

L’atelier de consolidation des résultats de l’étude qui s’est tenu du 18 au 20 janvier 2017, a enregistré une diversité de participants à savoir des chercheurs de diverses disciplines, des partenaires en développement tels que le CRDI, la CEDEAO, les institutions onusiennes (UNFPA, UNICEF), Plan International et des organisations de droit des femmes, parties prenantes au projet. Durant trois jours, les chercheurs ont présenté, les premiers résultats des études menées sur le terrain. Selon ces études, au Togo un peu plus de la moitié des femmes mariées précocement n’étaient pas instruites avant les mariages (57,3%). Au Mali sur les 916 femmes touchées par le mariage précoce 294 (soit 321%) n’ont jamais été à l’école, 366 (39,96%) qui fréquentaient l’école avant leur mariage ont abandonné. Au total une proportion de 30,5% des femmes enquêtées ont été mariées avant l’âge de 18 ans au Togo et au Mali cette proportion est de 56,35%. Les participants ont aidé à approfondir et analyser les premiers résultats.

Aux termes de 3 jours de réflexion, ils se sont entendus sur un modèle d’intervention basée sur l’autonomisation des filles, principales actrices du projet. Ces filles devront porter le modèle d’intervention en associant quelques garçons. Des actions telles que le renforcement des capacités d’acteurs au niveau communautaire, les plaidoyers en vue de l’harmonisation des textes de lois nationaux avec les instruments juridiques internationaux et régionaux et leur vulgarisation, les plaidoyers pour l’évolution des normes sociales à la base des pratiques du mariage précoce seront menées. Un plan de suivi- évaluation avec indicateurs de mesures a été également défini.

Le WiLDAF espère que le modèle d’intervention adopté donnera des résultats probants.

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