Agnès Callamard, Rapporteuse spéciale des Nations Unies sur les exécutions arbitraires. Photo ONU/Loey Felipe

 Les gouvernements doivent faire davantage pour s'attaquer aux taux de violence disproportionnés dont souffrent les femmes, notamment en reconnaissant les attaques les visant comme des violations des droits humains et les meurtres domestiques comme une forme d'exécution arbitraire, a déclaré une experte des Nations Unies.


« Il est temps de reconnaître que les homicides liés au genre, tels que la violence domestique et intime, les 'homicides d'honneur' ou les meurtres de personnes LGBTQI, peuvent constituer des exécutions arbitraires », a déclaré la Rapporteuse spéciale sur les exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires, Agnès Callamard, dans son premier rapport au Conseil des droits de l'homme des Nations Unies.


« Les gouvernements doivent accorder une plus grande attention au rôle important que joue le genre dans la probabilité que les gens ont d'être arbitrairement privés de leur droit à la vie », a-t-elle souligné. « La misogynie persiste à tous les niveaux de la société ».


Mme Callamard a déclaré qu'il y avait des preuves indéniables du risque disproportionné que les femmes rencontrent de subir des violences. Les statistiques mondiales montrent que près de la moitié des femmes victimes d'homicides sont tuées par des membres de la famille ou des partenaires intimes, contre un peu plus de 5% des victimes masculines.


« Lorsqu'on l'ajoute à d'autres facteurs tels que la race, l'origine ethnique, la religion, la classe sociale, le handicap ou l'orientation sexuelle, le genre est essentiel pour déterminer le risque et la probabilité du mal causé, y compris les meurtres », a déclaré la Rapporteuse spéciale

 

Source: centre d'actualité de l'onu