Dakar — Une conférence régionale sur le rôle des parlementaires du G5 Sahel pour "la promotion du leadership des femmes en matière de prévention et de lutte contre l'extrémisme violent" se tiendra les 19 et 20 juin à N'Djamena (Tchad), annonce un communiqué reçu à l'APS.

Cette rencontre est organisée par le Secrétariat permanent du G5 Sahel, en partenariat avec ONUFEMMES, UNOWAS et l'Union africaine, à travers son bureau de l'Envoyée spéciale pour les femmes, la paix et la sécurité.

La réunion va rassembler essentiellement une quarantaine de femmes issues des parlements et sénats des pays membres du G5 Sahel : Tchad, pays hôte, Mauritanie, Niger, Mali et Burkina Faso, selon le communiqué.

Il souligne que pour "tenir compte de l'envergure sécuritaire de la région, d'autres pays limitrophes et du Sahel ont été invités à prendre part à ces assises". Il s'agit de l'Algérie, de la Libye, du Cameroun, de la Côte d'Ivoire, de la Guinée, du Nigeria et du Sénégal.

Des représentantes des parlements régionaux et internationaux, tels que l'Union internationale des parlementaires (UPI), l'Union des parlementaires africains (UPA), les représentants des organismes internationaux et des partenaires techniques et financiers seront également dans la capitale tchadienne.

La réunion de Ndjamena se veut "la matérialisation des recommandations faites aux parlementaires des pays du G5 Sahel, les invitant à impulser l'autorité politique à des actions concrètes pour prévenir la radicalisation et l'extrémisme violent".

Elle veut mettre en exergue "le rôle des femmes tant au niveau de l'exécutif que de l'appareil législatif afin d'élaborer le cadre des mesures spécifiques pour promouvoir leur leadership dans la prévention contre l'expansion de la radicalisation et de l'extrémisme violent".

Selon le communiqué, la conférence mobilisera les femmes parlementaires autour de la question de l'extrémisme violent dans le Sahel, pour "identifier les voies et moyens qui faciliteraient leurs contributions pour prévenir et lutter contre l'expansion de ce phénomène".

Créé le 16 février 2014 à Nouakchott, le G5 Sahel vise à "garantir des conditions de développement et de sécurité dans l'espace des pays membres, offrir un cadre stratégique d'intervention permettant d'améliorer les conditions de vie des populations, allier le développement et la sécurité, soutenus par la démocratie et la bonne gouvernance dans un cadre de coopération régionale et internationale mutuellement bénéfique et promouvoir un développement régional inclusif et durable
 
 
Source: allafrica