FADEL SENNA/AFP figarofr

Depuis sa mise en ligne le  dimanche 27 août 2017 , la vidéo du viol collectif d'une jeune femme scandalise la société civile. Les six auteurs de l'agression, survenue le 18 août dernier, ont été arrêtés ce lundi. Ils sont âgés de 15 à 17 ans.

 

Le Maroc est sous le choc après la diffusion, dimanche 27 Août 2017, sur internet, d'une vidéo montrant un groupe de jeunes agresser sexuellement une jeune femme dans un bus. Selon la société chargée du transport en commun M'dina Bus, l'agression s'est déroulée le vendredi 18 août. La police a indiqué, ce lundi 28 août , dans un communiqué, l'arrestation des six agresseurs, âgés entre 15 et 17 ans, qui ont été placés sous surveillance policière. La même source a précisé que la victime, âgée de 24 ans, était atteinte d'un handicap mental, et relevé qu'elle n'avait, avant la diffusion de la vidéo, reçu aucune plainte, ni de la part de la jeune femme agressée ni de la part du chauffeur.

 

Depuis leur diffusion dimanche, les images n'en finissent pas d'indigner médias marocains et internautes. Elles dévoilent un groupe d'adolescents, torse nu, en train de bousculer violemment une jeune femme en pleurs dans un bus, la touchant dans des parties intimes de son corps, tout en s'esclaffant. La victime, à moitié dénudée, pousse des cris de détresse, alors que le bus continue de rouler, sans qu'aucun passager n'intervienne. La scène a eu lieu à Casablanca, métropole économique du royaume, précise la presse locale, affirmant que la victime est atteinte d'un handicap mental.

 

Les médias marocains horrifiés

«Horreur à Casablanca», «Des monstres commettent un crime odieux», écrit la presse locale, qui tire la sonnette d'alarme sur le phénomène du harcèlement des femmes dans l'espace public. L'association Touche pas à mon enfant a lancé, ce lundi, un appel à témoins afin «de traduire en justice cette horde barbare qui s'est attaquée lâchement à une jeune fille». Des internautes ont, eux, appelé à un sit-in le 23 août à Casablanca pour exprimer leur indignation. D'autres, en revanche, s'en sont pris à la victime, prenant la défense des agresseurs.

 

Début août, une autre vidéo montrant une horde de jeunes hommes traquer une jeune femme marchant seule dans la rue à Tanger (nord) avait déjà suscité l'indignation dans le pays. Au Maroc, marcher seule dans la rue relève parfois du parcours du combattant. Ou plutôt de la combattante: elles y subissent fréquemment remarques désobligeantes et insultes. Selon les chiffres officiels, près de deux Marocaines sur trois sont victimes de violences. Et les lieux publics sont les endroits où la violence physique à leur égard est la plus manifeste. 

 

Source:msn.com/fr-fr/actualité/monde