UNICEF Une femme séropositive et sa petite-fille à Makuzeze au Malawi.

 

 

À l’occasion de la journée Zéro discrimination célébrée chaque année le 1er mars, le Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida (ONUSIDA) a rappelé jeudi le droit de chacun à vivre sans discrimination et encouragé tout le monde à agir pour mettre fin aux discriminations.

 

Chaque jour dans le monde, de nombreuses personnes sont victimes de discrimination en raison de qu’elles sont ou de ce qu’elles font. Pour ONUSIDA, personne ne devrait être confronté à une discrimination en raison de son âge, de son sexe, de son identité de genre, de son orientation sexuelle, d’un handicap, de sa race, de son appartenance ethnique, de sa langue, de son état de santé (y compris en ce qui concerne le VIH), de sa situation géographique, de son statut économique ou de migrant, ni pour toute autre raison.

 

« La discrimination est souvent basée sur la désinformation ou la peur de l'inconnu », rappelle l’agence de l’ONU spécialisée dans la lutte contre le VIH/sida dans un communiqué de presse.

 

La campagne ‘Zéro discrimination’ cette année invite les gens à réfléchir à leurs propres actions et à prendre des mesures pour mettre un terme à la discrimination au quotidien : Et si la personne à qui vous achetez vos légumes vivait avec le VIH, achèteriez-vous des tomates chez elle ? Et si votre voisin avait la tuberculose, est-ce que vous arrêteriez de lui parler ?

 

Selon ONUSIDA, laisser la discrimination perdurer n'est pas seulement mauvais pour les communautés, c’est aussi mauvais pour l'économie et mauvais pour l'avenir.

 

« Nous ne mettrons jamais fin à l'épidémie de sida si nous excluons les gens », a déclaré le Directeur exécutif de l'ONUSIDA, Michel Sidibé, qui a reconnu que « d'énormes barrières structurelles font obstacle à la santé et au bien-être de millions de personnes ».

 

L'accès aux services de santé est essentiel pour prévenir et traiter le VIH. Et pourtant, environ une personne sur cinq vivant avec le VIH déclare ne pas aller dans une clinique ou un hôpital local parce qu'elle craint la stigmatisation ou la discrimination liée à son statut VIH.

 

Selon ONUSIDA, la discrimination ne disparaîtra pas si l’on n’affronte pas l'ignorance, ainsi que les pratiques et les croyances qui l'alimentent.

 

« Mettre fin à la discrimination exige des actions de tous. La Journée Zéro discrimination est l'occasion de montrer comment chacun peut prendre part au changement et prendre position pour une société plus juste », conclut l’agence onusienne.

 

Source:unneswtracker