Photo UNICEF Niger/Islamane Abdou La Ministre suédoise des affaires étrangères, Margot Wallström (à gauche) et la Vice-Secrétaire générale des Nations Unies, Amina Mohammed, lors d'une visite dans un village du nord-ouest du Niger.

 

 

L’ONU, l’Union africaine et la Suède ont présenté mardi 10 juillet 2018 aux membres du Conseil de sécurité les conclusions de leur mission conjointe au Soudan du Sud, au Tchad et au Niger la semaine dernière, soulignant notamment le lien indissociable entre la question des femmes et les problématiques de paix et de sécurité.

 

La Ministre suédoise des affaires étrangères, Margot Wallström, dont le pays préside le Conseil de sécurité en juillet, a indiqué que ces pays et la région du Sahel oscillent entre « espoir et désespoir ».

 

« Espoir, parce que le Sahel est béni par une abondance de ressources humaines, culturelles et naturelles », a déclaré Mme Wallström. « Mais aussi du désespoir, compte tenu du sous-développement chronique, du terrorisme et de l’extrémisme violent, du peu de respect des droits de l’homme et des effets négatifs du changement climatique ».

 

La mission conjointe de l’ONU, de l’UA et de la Suède dans ces trois pays portait sur tous les aspects du travail des Nations Unies : la paix et la sécurité, les droits de l’homme, l’assistance humanitaire et le développement.

 

Pour la cheffe de la diplomatie suédoise, toutes ces questions prises ensembles « ne sont pas uniquement un problème de femmes - c'est un problème de paix et de sécurité ».

 

Devant le Conseil de sécurité, la Vice-Secrétaire générale de l’ONU, Amina Mohammed a plaidé pour une forte mobilisation de la communauté internationale en faveur des pays du Sahel.

 

Pour Mme Mohammed, quatre problématiques sont ressorties de sa mission effectuée dans la région : réagir au coût élevé que les femmes et les filles paient dans les conflits, assurer davantage d’inclusion, de représentation et de participation des femmes dans tous les secteurs de la société, veiller à ce que les pays fragilisés aujourd’hui n’échouent pas demain et augmenter l’aide au développement.

 

L’Envoyée de l’Union Africaine pour les femmes, la paix et la sécurité, Bineta Diop, a également appelé la communauté internationale à davantage d’investissements dans la jeunesse et les femmes africaines. Mme Diop a rappelé que les femmes africaines sont des partenaires de choix et qu’elles doivent être armées pour pouvoir dire non au mariage précoce et à l’extrémisme qui sévissent au Sahel.

 

Source:news.un.org