©FAO/Amos Gumulira Des femmes dans un champ du village de Mzingo, au Malawi, en 2013.

 

 

A l’issue d’une visite de deux jours au Malawi, le chef de l’humanitaire des Nations Unies, Mark Lowcock, s’est félicité samedi qu’une crise alimentaire ait pu être évitée grâce à l’assistance humanitaire et à des précipitations plus élevées que la normale mais il a réclamé des mesures pour s’attaquer aux causes profondes de l’insécurité alimentaire qui affecte le pays.

 

« Avec une crise alimentaire immédiate évitée, il est tentant de relâcher nos efforts. Mais il faut agir pour s'attaquer aux causes profondes de l'insécurité alimentaire chronique au Malawi », a déclaré M. Lowcock dans un communiqué de presse publié par le Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA).

 

« Diversifier l'économie agricole, adopter des politiques plus favorables aux marchés, renforcer la résilience pour faire face aux changements climatiques et aux sécheresses récurrentes, et renforcer encore le système de protection sociale sont de véritables priorités », a-t-il ajouté. « Nous devons également continuer à fournir une assistance humanitaire en fonction des besoins pour le reste de la période de soudure, afin de donner aux personnes les plus vulnérables les meilleures chances de récupérer ».

 

Après des prévisions à la fin de l’année dernière indiquant que 3,3 millions de personnes seraient en situation d’insécurité alimentaire grave au Malawi entre janvier et mars, M. Lowcock a débloqué 10 millions de dollars du Fonds central d’intervention d’urgence (CERF).

 

Les femmes et les filles sont particulièrement vulnérables

 

Le chef de l'humanitaire de l'ONU s'est rendu à Salima pour constater l'impact positif de l'aide en espèces et des services d'approvisionnement en eau, d’assainissement et de santé financés par le CERF. Grâce à ces fonds, le Programme alimentaire mondial, l’UNICEF, l’Organisation mondiale de la santé et le Fonds des Nations Unies pour la population seront en mesure d’aider plus de 683.000 personnes dans neuf districts pendant six mois.

 

« Les ressources du CERF sont particulièrement axées sur les femmes et les filles, qui, nous le savons, sont particulièrement vulnérables en période d'insécurité alimentaire. J'ai rencontré des femmes qui n'avaient pas pu nourrir leurs enfants mais qui peuvent maintenant les envoyer à l'école pour apprendre le ventre plein, grâce à cette aide », a déclaré M. Lowcock.

 

En plus du maïs fourni par le gouvernement, les organisations humanitaires ont distribué de l'argent dans les districts les plus durement touchés et soutenu le traitement de la malnutrition aiguë sévère, en particulier chez les enfants.

 

Les projections les plus récentes suggèrent que la production alimentaire en 2019 sera meilleure que l'an dernier. Mais le Malawi est confronté à une saison de soudure chaque année, qui s'étend généralement d'octobre à avril, avec des millions de personnes dans tout le pays menacées d'insécurité alimentaire accrue.

 

Source:news.un.org

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