LOME CAPITALE DE LA LUTTE CONTRE LE MARIAGE FORCE ET PRECOCE.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Women in Law and Development in Africa -Afrique de  l’Ouest (WiLDAF-AO) organise du  25 au 29 Juillet 2016 à Lomé, un atelier régional de lancement et d’harmonisation méthodologique de son projet « Lutter contre les mariages précoces par l’autonomisation des filles en Afrique de l’Ouest» qui a reçu le soutien du Centre de Recherches pour le Développement  International (CRDI).

 

Selon le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA), plus de 140 millions de filles se seront mariées entre 2011 et 2020. Neuf(9) des 10 pays où le taux de mariage d’enfants est le plus élevés sont en Afrique et 4 pays sur les 9 sont situés en Afrique de l’Ouest : le Niger (75%), le Tchad et la République centrafricaine (68%), la Guinée (63%), le Mozambique (56%), le Mali (55%), le Burkina Faso et le Soudan du Sud (52%), et le Malawi (50%).

 

Au vu de ces chiffres alarmants et fidèle à son engagement à agir pour les droits de la femme et de la fille en Afrique et  particulièrement dans la sous-région ouest africaine, le WiLDAF-AO s’investit dans la  lutte  contre le mariage précoce et forcé à travers le projet lancé ce 25 juillet 2015.

Le projet « Lutter contre les mariages précoces par l’autonomisation des filles en Afrique» est une recherche-action qui  a pour objectif  de contribuer à la baisse des mariages précoces à travers la génération de connaissances nouvelles et de solutions alternatives durables ainsi que la promotion de l’utilisation à grande échelle de ces connaissances nouvelles sur le mariage précoce en Afrique de l’Ouest.

 

Ledit projet   sera mis  en œuvre dans trois pays de l’Afrique de l’Ouest notamment le Mali le Niger et le Togo. Au Togo,  le phénomène semble a priori ne pas avoir autant d’ampleur, mais sa persistance dans certaines zones interpelle (37% d’enfants mariés en Zone rurale et 19% en zone urbaine).

 

Le projet mise sur le partenariat entre plusieurs acteurs : Institutions de recherche,  organisations de droits de femmes et  de jeunes filles, Institutions régionales à l’instar de la CEDEAO, Institutions internationales telles que l’UNICEF, l’UNFPA, Plan International à travers leurs représentations régionales dans les pays, les acteurs gouvernementaux au niveau national. Il accorde également une importance capitale au rôle que les filles doivent jouer dans la lutte contre le mariage précoce et forcé, ce qui pose le problème de leur autonomisation pour les préparer à ce rôle. Les filles seront donc des actrices privilégiées du projet à toutes ces étapes, y compris celle de la recherche.

 

L’atelier régional d’harmonisation méthodologique permettra  en dehors du lancement du projet, d’améliorer et d’harmoniser la méthodologie de recherche ainsi que les outils de collecte proposés par chaque pays. Après la phase de recherche le projet mettra en œuvre au cours d’une deuxième phase le modèle d’intervention que les chercheurs auront proposé. Une troisième phase sera celle de l’évaluation des incidences de l’intervention suivie d’un plaidoyer pour la mise à l’échelle du modèle validé.

 

Le projet vient à point nommé au moment où les Objectifs de Développement Durable à l’Horizon 2030 font des mariages précoces, une cible et où l’Union Africaine a lancé une campagne contre les mariages précoces.

 

Le WILDAF est un réseau régional de droits des femmes en lien avec le développement créé en 1990 à Hararé. Il a la particularité d'être à la fois une ONG d'intervention de terrain et d'influence auprès des femmes et des institutions. En Afrique de l’Ouest, le réseau qui enregistre plus de 500 membres organisationnels, est présent dans 10 pays (Bénin, Burkina-Faso, Côte d’Ivoire, Ghana,  Guinée,  Liberia, Mali, Nigeria, Sénégal, Togo) et  dispose de  points focaux dans 5 autres pays de la sous-région (Mauritanie, Niger, Sierra Leone, Gambie Cape vert).

 

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WiLDAF-AO

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