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L’Assemblée générale exhorte à assurer l’accès à la justice des victimes de violence sexuelle

L’Assemblée générale exhorte à assurer l’accès à la justice des victimes de violence sexuelle

L’Assemblée générale a exhorté, aujourd’hui, les États Membres à prendre des mesures efficaces pour permettre aux victimes et aux personnes rescapées de violences sexuelles et fondées sur le genre d’avoir accès à la justice, aux voies de recours et à l’assistance.  Elle a également fait le point sur les travaux de la Commission de consolidation de la paix (CCP) et procédé à trois tours de scrutins dans l’espoir de pourvoir un siège vacant du Conseil économique et social (ECOSOC).

Avant son adoption par consensus, la résolution sur la coopération internationale pour l’accès des personnes rescapées de violences sexuelles à la justice, aux voies de recours et à l’assistance, présentée par la Sierra Leone, a suscité pas moins d’une trentaine d’interventions de la part des délégations, alors que le Nigéria a présenté quatre amendements qui ont fait l’objet de votes séparés et dont aucun n’a été retenu.  Le paragraphe 6 de son dispositif, objet de l’un des projets d’amendement, a lui aussi fait l’objet d’un vote séparé.  Il a été maintenu par 87 voix pour, 24 contre et 20 abstentions.

Par un texte présenté par l’Afrique du Sud et adopté sans vote, l’Assemblée générale a par ailleurs décidé de tenir une réunion de haut niveau sur la prévention, la préparation et la riposte face aux pandémies, durant sa soixante-dix-huitième session, en vue de l’adoption d’une déclaration politique visant notamment à mobiliser la volonté politique nécessaire à cette fin.

L’Assemblée générale a également décidé de proclamer le 16 septembre Journée internationale de la cardiologie interventionnelle en adoptant sans vote le projet présenté par l’Argentine.

En adoptant sans vote une résolution consacrée à l’action de l’ONU concernant l’exploitation et les atteintes sexuelles, présentée par l’Égypte et adoptée elle aussi sans vote, l’Assemblée générale, notant avec préoccupation que la pandémie de COVID-19 a exposé les personnes en situation de vulnérabilité́ à des risques accrus d’exploitation et d’atteintes sexuelles et limité la capacité de l’Organisation de fournir une assistance aux victimes et aux États Membres concernés et d’enquêter sur les allégations, prie instamment le Secrétaire général de continuer à donner la priorité́ aux actions préventives dans l’ensemble du système des Nations Unies, en particulier durant la riposte à la pandémie de COVID-19.

S’agissant de la CCP, les délégations ont salué le rôle et la portée des activités de la Commission.  Si tous s’accordent à dire, comme l’Italie, que le coût de la réponse aux crises est simplement devenu intenable et qu’il faut donc modifier le paradigme de la gestion des crises en passant à la prévention et à la consolidation de la paix, les délégations ont affiché une vision plus nuancée du financement des activités de prévention et de consolidation.

En effet, le financement du Fonds pour la consolidation de la paix, qui se fait sur une base volontaire, a été l’objet de moult préoccupations.  Certains, comme les pays de l’Union européenne, se sont réjouis de voir que ce Fonds a atteint cette année son plus haut niveau d’investissement et son deuxième plus haut niveau de contributions des donateurs.  D’autres, ont insisté sur l’impératif de la prévisibilité et de la pérennité du financement des activités de consolidation de la paix en invitant l’Assemblée générale à adopter un texte ambitieux à ce sujet, et à réfléchir à des options novatrices pour répondre aux besoins dans ce domaine, « sans pour autant que cela ne se fasse au détriment des fonds pour le développement », comme l’a souligné Cuba.

Pour l’Inde, le discours actuel sur le renforcement du soutien financier aux activités de consolidation de la paix par des sources autres que les contributions volontaires mérite une étude approfondie et minutieuse, et toute décision à cet effet doit être fondée sur un consensus.  L’Afrique du Sud, qui a salué les négociations intergouvernementales en cours, animées par le Kenya et la Suède, pour parvenir à un financement durable et prévisible de la consolidation de la paix, a également mis l’accent sur le besoin pressant de nouvelles ressources, dont des contributions mises en recouvrement, mais aussi des contributions du secteur privé.

À titre de rappel, en l’espace de cinq ans, ce Fonds a développé un portefeuille de 66 projets de développement en partenariat avec 51 pays en développement, dont 17 pays d’Afrique, en se concentrant sur des projets de développement durable appartenant au Sud, dirigés par le Sud et axés sur la demande.  Le Brésil a soumis l’idée d’un séminaire dans le cadre duquel pourrait avoir lieu un échange de pratiques optimales.  Cela permettrait, selon la délégation, d’inciter les différents pays qui hésitent encore à solliciter le soutien de la Commission à se tourner vers elle.

Ce matin, l’Assemblée générale a également tenté de pourvoir un siège revenant au Groupe des États d’Europe orientale au sein de l’ECOSOC, mais au bout de trois tours de scrutin, ni la Fédération de Russie, ni la Macédoine du Nord, les deux candidats en lice, n’ont pu obtenir la majorité requise de votes et il a été décidé de reporter cette élection à la soixante-dix-septième session de l’Assemblée générale.

Au premier tour de scrutin, la Fédération de Russie a obtenu 90 voix contre 80 voix pour la Macédoine du Nord, avec une majorité requise des deux tiers de 114 voix.  Au deuxième tour, la Fédération de Russie a obtenu 95 voix, la Macédoine du Nord 79, et la majorité requise des deux tiers était de 116 voix.  Enfin au troisième tour, la Fédération de Russie a obtenu 97 voix, la Macédoine du Nord 78, et la majorité requise était de 117 voix.

Cette élection devait terminer le processus entamé le 10 juin dernier et repris le 16 juin puis le 11 juillet pour élire et compléter le nombre de pays siégeant à l’ECOSOC.  Après les six tours de scrutin organisés le 10 juin, suivi de cinq tours le 16 juin et cinq autres cycles le 11 juillet, les trois tours d’aujourd’hui n’ont pas permis de déterminer qui des deux pays ira siéger à l’ECOSOC pour un mandat de trois ans commençant le 1er janvier 2023.

La prochaine réunion de l’Assemblée générale sera annoncée dans le Journal des Nations Unies.

source: https://press.un.org/fr

 

 

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