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Mort de Mahsa Amini en Iran : des réformateurs réclament la fin du port obligatoire du voile

TOPSHOT - Women chant slogans and hold up signs depicting the image of 22-year-old Mahsa Amini, who died while in the custody of Iranian authorities, during a demonstration denouncing her death by Iraqi and Iranian Kurds outside the UN offices in Arbil, the capital of Iraq's autonomous Kurdistan region, on September 24, 2022. Angry demonstrators have taken to the streets of major cities across Iran, including the capital Tehran, for eight straight nights since the death of 22-year-old Mahsa Amini. The Kurdish woman was pronounced dead after spending three days in a coma following her arrest by Iran's feared morality police for wearing the hijab headscarf in an "improper" way. (Photo by SAFIN HAMED / AFP)

Mort de Mahsa Amini en Iran : des réformateurs réclament la fin du port obligatoire du voile

Mahsa Amini, âgée de 22 ans, a été arrêtée le 13 septembre à Téhéran pour « port de vêtements inappropriés » par la police des mœurs. Elle est morte trois jours plus tard à l’hôpital.

Le principal parti réformateur d’Iran a exhorté, samedi 24 septembre, l’Etat à annuler l’obligation du port du voile après la mort d’une jeune femme détenue par la police, qui a déclenché des manifestations à travers le pays. Selon une loi en vigueur dans le pays depuis 1983, les femmes, iraniennes et étrangères et quelle que soit leur religion, doivent sortir la tête voilée et le corps couvert d’un vêtement ample plus ou moins long.

Mahsa Amini, âgée de 22 ans, a été arrêtée le 13 septembre à Téhéran pour « port de vêtements inappropriés » par la police des mœurs, chargée de faire respecter le code vestimentaire strict de la République islamique. Elle est morte trois jours plus tard à l’hôpital.

L’Union du peuple de l’Iran islamique, formée par les proches de l’ex-président réformateur, Mohammad Khatami (1997-2005), a dit « exiger » des autorités qu’elles « préparent les éléments juridiques ouvrant la voie à l’annulation de la loi sur le hijab obligatoire », selon un communiqué publié samedi 24 septembre 2022.

Plus de sept cents arrestations

Cette formation, qui n’est pas au pouvoir, réclame en outre que la République islamique annonce « officiellement la fin des activités de la police des mœurs » et « autorise les manifestations pacifiques », ajoute le texte. Le parti a aussi appelé à la formation d’une commission d’enquête « impartiale » sur la mort de Mahsa Amini et à la « libération immédiate des personnes récemment arrêtées ».

La mort de la jeune femme a déclenché des manifestations nocturnes dans les principales villes d’Iran lors desquelles au moins trente-cinq personnes ont été tuées, selon un bilan officiel. Plusieurs centaines de manifestants ont par ailleurs été arrêtés.

Rien que dans la province de Guilan (nord), « 739 émeutiers parmi lesquels soixante femmes » ont été arrêtés, a annoncé le chef de la police, selon l’agence de presse Tasnim, en parlant des protestataires.

Par ailleurs, plusieurs centaines d’Iraniens vivant en France se sont rassemblés, samedi, à Paris pour protester contre la répression par le pouvoir en Iran des manifestations. Des manifestations de solidarité avec la contestation en Iran se sont également tenues ailleurs en Europe, notamment à Stockholm et Athènes.

source:https://www.lemonde.fr

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