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Maroc: les réseaux sociaux en deuil après la mort de Meriem, avortée clandestinement à la suite d’un viol

Maroc: les réseaux sociaux en deuil après la mort de Meriem, avortée clandestinement à la suite d’un viol

Une de plus, une de trop… au Maroc, les partisans d’une réforme de la loi sur l’avortement et les relations sexuelles hors mariage se sont mobilisés cette semaine après la mort d’une adolescente. Elle s’appelait Meriem et avait 14 ans. Victime de viol, elle a succombé à une hémorragie après une tentative d’avortement clandestin. En sa mémoire, un collectif a organisé un « deuil national en ligne ».

Toute la journée de mardi, sur les réseaux sociaux marocains, la même image : #MERIEM en lettres capitales sur fond vert. En dessous, le dessin d’une goutte de sang qui pourrait être une larme de couleur rouge. Cette image relayée par des citoyens, des artistes et des influenceurs invités à écrire quelques mots en mémoire de l’adolescente.

Meriem, 14 ans, est morte le 6 septembre dans une commune rurale de la province de Midelt à 200 km au sud de Fès. Enceinte d’une grossesse non désirée, issue d’un viol, elle a perdu trop de sang lors d’un avortement pratiqué dans une maison, sans l’équipement médical approprié.

Maintenir la pression

À l’origine du deuil « numérique » de mardi 20 septembre, le mouvement Hors-la-loi, aussi appelé Collectif 490 qui milite pour une réforme. Au Maroc, l’article 490 du code pénal punit les relations sexuelles hors mariage et l’avortement est passible d’emprisonnement. « Combien de morts encore avant que les lois changent ? » peut-on lire sur le compte Instagram du mouvement.

Pour sa co-fondatrice, la réalisatrice Sonia Terrab, la législation ne protège pas les femmes, au contraire, elle les met en danger. Elle en est convaincue, il faut maintenir la pression sur les politiques et cela passe par le fait de donner une grande visibilité aux drames répétés que subissent les femmes marocaines :

Tant qu’il n’y a pas la pression sociale, tant qu’il n’y a pas la pression de l’opinion publique et de la société civile, j’ai peu d’espoir que ça change. Il faut que la pression vienne aussi des gens, parce que sinon ils vont rester aussi paralysés.

source:rfi.fr

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