A la veille du Sommet des dirigeants sur le climat organisé jeudi 22 avril par les Etats-Unis à l’occasion de la Journée de la Terre nourricière, le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a demandé à toutes les nations et à tous les peuples de se montrer à la hauteur de ce moment.

 

Le Sommet virtuel des dirigeants sur le climat, organisé par le Président américain Joe Biden, a pour objectif de donner un nouvel élan aux efforts déployés par les principales économies du monde pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et atteindre les objectifs de l’Accord de Paris sur le climat.

 

Dans un rapport publié lundi 19 avril 2021, l’Organisation météorologique mondiale (OMM) note que le ralentissement économique lié à la pandémie n’a pas réussi à freiner l’intensification des effets du changement climatique. Ce rapport confirme les conclusions de décembre dernier indiquant que 2020 a été l’une des trois années les plus chaudes jamais observées, malgré le refroidissement dû à La Niña.

 

« En cette année charnière pour l’humanité, l’heure est venue de prendre des mesures courageuses en faveur du climat », écrit le Secrétaire général de l’ONU dans une tribune publiée dans le quotidien belge Le Soir et le quotidien français Le Monde et intitulée « Action climatique pour les femmes, les hommes et pour la planète : il faut agir aujourd’hui ».

 

António Guterres rappelle que les faits, sur le plan scientifique, sont sans appel et font l’objet d’un consensus à l’échelle mondiale : pour que la crise climatique ne se transforme pas en catastrophe permanente, il faut limiter le réchauffement de la planète à 1,5 degré Celsius.

 

Des plans concrets sont nécessaires pour arriver à zéro émission nette

 

Pour ce faire, il faut, d’ici le milieu du siècle, ramener à zéro les émissions nettes de gaz à effet de serre. Un grand nombre de pays, correspondant aux deux tiers environ de l’économie mondiale, se sont déjà engagés à le faire. « C’est encourageant, mais il est urgent que chaque pays, chaque ville, chaque entreprise et chaque institution financière rejoigne cette coalition et adopte des plans concrets pour arriver à zéro émission nette », estime le chef de l’ONU.

 

« Il est encore plus urgent que les gouvernements assortissent cette ambition à long terme d’actions concrètes dès maintenant, alors que des billions de dollars sont mobilisés pour vaincre la pandémie de Covid-19. La relance de l’économie est l’occasion ou jamais de repenser notre avenir », ajoute-t-il.

 

Dans la perspective du Sommet de jeudi et de la Conférence des Nations Unies sur le climat (COP26) à Glasgow en novembre, le Secrétaire général appelle les gouvernements à revoir leurs ambitions « très nettement à la hausse, en particulier les pays les plus émetteurs qui sont à l’origine d’une grande partie de cette crise ».

 

Selon lui, éliminer progressivement le charbon, dans la production d’électricité, est la mesure la plus importante à prendre pour atteindre l’objectif de 1,5 degré. Prendre immédiatement des mesures en vue de bannir le combustible fossile le plus sale et le plus polluant des secteurs de la production d’énergie donnera au monde une chance réelle de relever le défi, estime-t-il.

 

Il invite également les pays développés à tenir les engagements qu’ils ont pris de verser et de mobiliser 100 milliards de dollars par an pour aider les pays en développement à affronter la crise climatique.

 

« Le temps presse et la tâche qui nous attend est très importante, mais ce n’est pas le moment de hisser le drapeau blanc. À l’ONU, le drapeau bleu de la solidarité et de l’espoir continuera de flotter. En cette Journée de la Terre et au cours des mois déterminants qui suivront, je demande instamment à toutes les nations et à tous les peuples de se montrer à la hauteur de ce moment », conclut-il.

 

Source:news.un.org

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