Dans le centre du Mali, Tata Toure aide les femmes à jouer un rôle moteur dans leur communauté. Pendant la pandémie de Covid-19, elle a organisé la formation d'un grand nombre d'associations de femmes à la fabrication du savon.

Au Mali, le leadership transformateur des femmes est essentiel pour l'avancement du processus de paix, car elles mettent en lumière des sujets et des questions ancrés dans les réalités du peuple malien, a déclaré le Secrétaire général adjoint aux opérations de paix lundi lors d’un échange interactif portant sur les femmes la paix et la sécurité dans ce pays.

 

« Au cours de mes visites sur le terrain au Mali, j’ai rencontré de nombreuses femmes politiques et organisations de femmes, de nombreuses femmes qui s’engagent : votre travail est exemplaire », a loué Jean-Pierre Lacroix en ouvrant les travaux de la réunion virtuelle intitulée « Du mandat à la Mission : mise en œuvre effective de l’agenda Femmes, Paix et Sécurité au Mali ».

 

« En un an, la représentation des femmes au sein du Comité de suivi de l’accord (de paix) est passée de 3% à plus de 30% », s’est félicité M. Lacroix, ajoutant qu’il s’agissait d’ « une étape importante du processus de paix ».

Le haut responsable onusien a remercié les femmes leaders du Mali « de leurs efforts inlassables » pour rendre leur pays « plus égalitaire, juste, inclusif et pacifique » ainsi que pour leur rôle « courageux » dans le processus de paix.

 

« Néanmoins, les femmes restent sous-représentées dans les sous-comités du Comité de suivi de l'Accord, dans d'autres mécanismes de mise en œuvre du processus de paix ainsi que dans le processus de transition politique et au-delà », a regretté le chef des opérations de paix, appelant à « travailler ensemble pour combler ce fossé ».

 

Actes de violence

M. Lacroix a également déploré que « ce sont aussi les femmes et les filles qui souffrent le plus de la crise actuelle au Mali, notamment d’actes de violence sur la base du genre ». « Cela doit cesser », a-t-il dit. 

 

Le chef des opérations de paix a affirmé qu’il s’était donné la mission personnelle de défendre « la participation pleine, égale, visible et significative des femmes à tous les aspects de la gouvernance et du développement », telle que prescrite dans l'initiative Action pour le maintien de la paix.

 

Pour lui, cette rencontre était l’opportunité de s'assurer que les « perspectives des leaders féminines, des femmes, qui sont au cœur du processus de paix au Mali, qui sont les plus concernées et dont les voix doivent être écoutées, amplifiées et soutenues » informent le travail de l’ONU.

 

C’était aussi l’occasion « d'entendre directement les femmes qui traduiront les préoccupations de la société civile, très actives et dynamiques au Mali malgré toutes les résistances, qui travaillent en dehors des mécanismes formels du processus de paix mais avec une contribution très importante », a-t-il encore dit.

 

Source:news.un.org

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