Cette marche pacifique des femmes soutenues par leurs enfants a eu pour slogan : « Nous voulons la paix ».

 

Le Collectif des femmes du Sahel a organisé une marche pacifique, le samedi 10 juillet 2021 à Dori, pour réclamer la fin des attaques terroristes.

 

Les attaques terroristes qui endeuillent de nombreuses familles et occasionnent des déplacements massifs de populations révoltent les populations de la région du Sahel. En effet, après la marche pacifique du 12 juin et celle de l'opposition politique, les 3 et 4 juillet dernier, le Collectif des femmes du Sahel est sorti pour exprimer son ras-le-bol face aux massacres des innocents, le samedi 10 juillet 2021 à Dori. Pour la porte-parole du collectif, Aminata Cissé, plus d'un mois après l'attaque terroriste survenue à Solhan, la douleur demeure vive chez les femmes et la situation sécuritaire dans la région demeure aussi « peu rassurante ».

 

C'est pourquoi, a-t-elle dit, à la suite de la marche pacifique des populations du Sahel le 12 juin, les femmes se sont à nouveau rendues au gouvernorat de Dori, pour remettre une note, adressée au Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré. « Mères et épouses, nous, femmes du Sahel, sommes particulièrement choquées et meurtries par les statuts de veuves et de mères en peine (... ) de celles de nos époux et de nos enfants », a lu, la porte-parole avant de remettre la correspondance au Secrétaire général de la région, Inoussa Kaboré, représentant de gouverneur du Sahel, le colonel-Major Salfo Kaboré. De ses dires, les femmes de la région ont plus que jamais besoin du soutien de l'Etat, de la nation tout entière sous la haute implication du chef suprême des armées.

 

Avec le « léger » remaniement ministériel du 30 juin où le président du Faso occupe lui-même désormais la fonction de ministre en charge de la défense, le Collectif des femmes du Sahel dans sa lettre a souhaité que des mesures soient prises pour mettre fin aux scènes humiliantes de déplacements massifs de femmes, d'enfants, de vieillards, tétanisés par l'horreur des tueries et par la peur. « Nous exigeons que notre droit à la sécurité et à la vie soit garanti sous toutes ses formes, ainsi que l'intégrité du territoire burkinabè. Les femmes du Sahel, à l'instar de celles de toutes les autres régions du Burkina Faso veulent vivre et se débarrasser de deuils récurrents et de veuvage à porter, du fait des massacres », a-t-elle poursuivi. Tout en remerciant les manifestantes, le représentant du gouverneur les a rassurées que la correspondance va être transmise à qui de droit.

 
 

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