Subhasnee Luchmun Roy aux côtés de Sandra Mayotte du MSM, présentes pour le lancement de la campagne 50/50.

L'égalité homme femme. Ce thème était au centre des débats, hier, à l'hôtel Voilà Bagatelle lors du lancement de la campagne 50∕50 par Gender Links. La campagne et la discussion portent sur le fait qu'il y a davantage d'hommes dans le Parlement. Plusieurs personnalités étaient présentes, notamment Subhasnee Luchmun Roy, Sandra Mayotte et Tania Diolle du Mouvement socialiste militant (MSM), Dev Sunnasy, le leader de 100% Citoyens et la haute commissaire sud-africaine à Maurice, Nelly Manzini.

 

Anushka Virahsawmy, directrice de Gender Links Mauritius et fondatrice de Safe Haven Halfway Home, a expliqué que son équipe a effectué un sondage auprès des partis politiques pour savoir combien de membres féminins ils ont et pour connaître le nombre de femmes qui ont posé leur candidature lors des récentes élections générales. Plusieurs partis politiques, notamment le MSM, le Mouvement militant mauricien (MMM), le Parti travailliste, le Parti mauricien social-démocrate (PMSD), Lalit et le Muvman Patriot Morisien, ont joué le jeu.

 

Le discours de Shirin Aumeeruddy-Cziffra, avocate et présidente du Public Bodies Appeal Tribunal, n'a pas laissé les participants insensibles. Elle est revenue sur son parcours politique et a rappelé qu'elle était parmi les premières femmes dans l'arène politique, tout en racontant les difficultés auxquelles elle a eu à faire face en tant que musulmane. «Fam nou for nou. Nounn evolie e nou ena bokou kapasite. Pa per bann leader si zot dan politik parski zot ena zot lavwa pou fer tande. Me si pe bizin nou bann fam dan parlman zwenn dan enn twalet pou koze avan voice out nou fer li. Nou kapav sanz bokou zafer.»

 

La campagne 50∕50 contient aussi des propositions pour changer la donne politique : que les partis politiques adoptent un système de Gender Policy et Gender Action Plan, que Maurice signe le protocole de la SADC sur le Gender Development et que les médias incluent le code de communication pour que la parité du genre soit une obligation. «Bann fam ki dan politik osi bizin ale al dir zot leader parti ki bizin sanzman. Gender Links pou la pou fer bann kanpagn me nou bizin solider e ansam si nou pe vremem anvi trouv bann zafer sanze, avanse kan mem. Se zis avek solidarite ki nou pou kapav sanz kitsoz.»

 

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