© UNICEF/Juan Haro Un enfant du Niger a trouvé refuge dans un camp soutenu par l'ONU au Burkina Faso (photo d'archives).

Alors que les dirigeants mondiaux étaient réunis lundi 1er novembre 2021 à Glasgow, au Royaume-Uni, pour participer à la Conférence sur le climat, la COP26, la Représentante spéciale du Secrétaire général pour les enfants et les conflits armés, Virginia Gamba, a rappelé la vulnérabilité particulière des enfants affectés par les conflits à l’impact de la crise climatique.

Dans un communiqué de presse, la Représentante spéciale souligne qu'il est du devoir des dirigeants de protéger les enfants et de préserver leur avenir et celui des générations futures.

 

Selon elle, la lutte contre la crise climatique peut contribuer à bâtir des communautés pacifiques et résilientes, et ainsi contribuer à la protection de millions d'enfants touchés par les conflits.

 

« L'impact négatif du changement climatique n'est pas la seule cause de conflit, mais peut considérablement aggraver les fragilités et exacerber la dynamique des conflits. Je suis très préoccupée par les conséquences d'une telle dynamique pour les enfants touchés par les conflits, qui sont déjà le groupe le plus vulnérable en temps de crise », a déclaré Virginia Gamba.

 

Des études montrent en effet que le changement climatique affecte les groupes vulnérables le plus durement dans tous les pays.

 

Les liens entre le changement climatique et les conflits sont plus visibles lorsqu'ils se croisent avec des contextes fragiles et lorsque le changement climatique affecte les pays touchés par des conflits passés ou actuels en raison de la capacité déjà limitée des personnes, des systèmes et des institutions à s'adapter.

 

« Que ce soit en augmentant la raréfaction des ressources et en exacerbant la concurrence pour celles-ci, en accélérant la désertification, en impactant les cultures ou en forçant le déplacement de populations, le changement climatique exacerbe les risques d'instabilité et de conflit. Une action décisive sur le changement climatique, ainsi que la fin et la prévention des violations graves contre les enfants vont de pair avec la prévention de l'émergence de conflits en premier lieu », a ajouté Mme Gamba.

 

Le Sahel, une région frappée régulièrement par des catastrophes naturelles

 

Le Sahel est l'une des régions les plus impactées par le changement climatique et est régulièrement frappé par des catastrophes naturelles telles que des sécheresses et des inondations, avec des conséquences dramatiques sur les communautés et les familles. Le Mali, le Burkina Faso, le Nigéria, le bassin du lac Tchad et le Soudan sont autant de situations dans lesquelles les enfants subissent de graves violations en période de conflit.

 

Dans la Corne de l'Afrique, les phénomènes météorologiques extrêmes tels que les sécheresses et les inondations, ainsi que les infestations de criquets pèlerins, continuent d'exacerber l'insécurité alimentaire et économique et entraînent des déplacements, intensifiant la concurrence pour les ressources et les conflits.

 

L'accès à l'eau est encore plus difficile dans certaines régions telles que la région du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord. La région, déjà l'une des plus menacées par le stress hydrique et la plus vulnérable au climat, est également confrontée à plusieurs conflits prolongés. L'Asie-Pacifique est confrontée à des incidents météorologiques extrêmes affectant gravement la résilience des populations dans des pays déjà durement touchés par les hostilités comme l'Afghanistan, avec des conséquences dramatiques pour les enfants et leurs familles.

 

Le changement climatique pose en outre des défis au développement, qui peuvent avoir un impact sur l'environnement post-conflit et affecter le rétablissement des enfants.

 

La Représentante spéciale fait écho aux appels d'autres responsables des Nations Unies à traduire les engagements en actions et à investir dans l'adaptabilité et la résilience afin que les enfants, y compris ceux touchés par un conflit armé actuel, puissent exercer leurs droits à grandir et à prospérer dans des sociétés pacifiques.

 

Source:news.un.org

Facebook

Dernier bulletin