Le Parlement béninois à Cotonou, le 20 novembre 2021.

 

Au Bénin, l'année 2021 a été marquée par le vote d'un certain nombre de lois qui ont pour but d'aider à la protection des femmes béninoises dans plusieurs domaines.

COTONOU --

 

Pour le gouvernement, il faut procéder au renforcement de l'arsenal juridique destiné à promouvoir et protéger la femme contre certaines déviances. C'est ainsi qu'est né le projet de loi pour "la répression des infractions commises sur des bases sexuelles" et pour la protection de la femmes.

 

Le gouvernement béninois a introduit au parlement plusieurs projets de lois sur la femme, en raison de la persistance des situations de violences physiques et morales exercées sur la femme béninoise avec son lot de conséquences.

 

Des modifications ont été apportées au code pénal, au code de procédure pénale, à la loi sur l'embauche et au code des personnes et de la famille. Le gouvernement a aussi décidé de restructurer l'Institut national de la femme afin "qu'il soit à même de se porter partie civile dans les affaires de violences exercées sur la femme". Au parlement, le vote de ces lois a suscité de nombreuses interrogations.

 

Si la loi sur la répression des infractions commises en raison du sexe a été votée finalement à l'unanimité des députés présents, celle sur l'avortement a déchaîné les passions. Pour certains, "on ne devrait pas autoriser l'avortement, quelles qu'en soient les raisons".

Pour le ministre de la Santé, Benjamin Hounkpatin, "il s'agit de sécuriser une pratique qui se fait en cachette avec un taux de mortalité assez affolant".

 
 

"Le projet de lois introduit a prévu les cas où dans une situation de détresse matérielle, financière, morale ou éducation elle, la femme est confrontée à la complexité d'une équation, celle de garder une grossesse. Dans ce cas, la nouvelle loi a prévu que la femme peut être autorisée à demander une interruption volontaire de grossesse", a-t-il déclaré.

 

En plus du droit qui est donné à la femme de pouvoir donner son nom à ses enfants, le gouvernement a décidé de donner à l'Institut de la femme, "le pouvoir de défendre convenablement les femmes".

 

Le président Talon se justifie en expliquant que "l'Institut a automatiquement la qualité de partie civile, quelle que soit la victime et même l'auteur, l'institut peut se constituer partie civile, quand bien même la victime n'est pas plaignante. Si le fait est dénoncé, le parquet engage l'action, l'institut se met automatiquement partie civile. C'est une innovation extraordinaire. Et ça donne tous les moyens à l'Institut, à l'État de demander justice même si l'auteur est dans le silence. Les violences faites aux femmes ont trop de conséquences".

 

Claudine Prudencio, présidente de l'Institut national de la femme, est du même avis et "appelle les victimes à briser le silence afin de permettre à l'état de leur offrir justice et réparation".

 

"Je sais que beaucoup de nos compatriotes attendent ce moment depuis, tant les enjeux de défense et de promotion de la cause de la femme béninoise sont énormes. Tant l'actualité nous donne assez de preuves qu'il urge d'agir et vite dans le champs d'action qui est celui de l'institut national de la femme. Les Béninois dans leur grande majorité sont conscients de la nécessité d'agir sans plus tarder", explique-t-elle.

 

Il faut préciser qu'il y a eu également l'obligation faite aux hommes de signer le certificat de paternité pour la sécurité de l'enfant à naître.

 

Les relations intimes entre professeurs et élèves sont proscrites, le mariage forcé est passible de lourdes sanctions. Le gouvernement fait de l'épanouissement de la femme et la promotion du genre, une mission d'honneur.

 

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