Dans le cadre de la Journée internationale des droits des femmes ce dimanche 8 mars, les Nations unies réclame l’égalité devant la loi. Cette année, l’ONU la consacre aux droits, à l’action et à la justice, pour tous les femmes et toutes les filles. Son Secrétaire général, Antionio Guterres, appelle à redoubler d’efforts pour garantir l’égalité devant la loi pour toutes les femmes et les filles dans le monde.
En 2026, les femmes n’ont toujours pas les mêmes droits que les hommes devant la loi. C’est le constat posé par un rapport publié par les Nations unis en janvier.
Malgré des avancées dans de nombreux pays, les inégalités juridiques persistent à grande échelle. Si les progrès se poursuivent au rythme actuel, il faudra « 286 ans pour combler les disparités en termes de protection juridique ». « À travers le monde, les femmes ne détiennent que 64% des droits juridiques dont jouissent les hommes », note le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, dans un message.
Dans ce rapport, on apprend notamment que 54% des pays n’ont pas de loi fondant la définition du viol sur l’absence de consentement. « Une femme peut être violée sans que la loi y reconnaisse un crime », déplore l’ONU. Dans plus de 40 pays, le viol conjugal n’est toujours pas considéré comme un crime. 72% des pays autorisent le mariage des enfants, une question qui touche de manière disproportionnée les filles.
Des discriminations généralisées
Ces discriminations peuvent toucher presque tous les aspects de la vie. À titre d’exemple, dans certains pays, les femmes ne peuvent pas posséder de biens, demander le divorce ou accepter un emploi sans l’autorisation de leur mari.
Même lorsque des lois existent, leur application reste bien souvent insuffisante. Et encore faut-il qu’elles puissent accéder à la justice: dans 70% des pays étudiés, les femmes rencontres plus d’obstacles que les hommes pour accéder à la justice, en raison de moyens financiers manquants ou de normes restrictives et patriarcales au sein des instances policières et judiciaires. Les défaillances de la justice qui menacent la vie des femmes et des filles sont souvent accueillies avec impunité, et s’en trouvent renforcées.
Autres exemples: l’égalité en matière de rémunération à travail égal. 45% des États ne disposent d’aucune loi pour la garantir. « Quand les femmes et les filles sont privées de justice, l’ampleur des préjudices va bien au-delà d’un cas isolé. La confiance du public s’érode, les institutions perdent leur légitimité et l’État de droit lui-même est affaibli », déclare la Directrice exécutive d’ONU Femmes, Sima Bahous.
Le Secrétaire général met également en garde contre un recul des acquis. Dans un contexte marqué par la montée de l’autoritarisme et de l’instabilité politique, certains droits sont remis en cause.
Source: https://information.tv5monde.com