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Autonomisation des femmes et des filles et Egalité des sexes-(AFFES)

Les femmes et les jeunes filles dans le secteur de l’agriculture

Les femmes africaines jouent un rôle central dans le secteur agricole du continent. Elles représentent 52 % de la population totale dans ce secteur et elles sont responsables d’environ 50 % du travail agricole dans les fermes de l’Afrique subsaharienne. Elles produisent également de 60 à 80 % de l’alimentation du continent. (Bongiwe Njobe, Susan Kaaria, Les femmes et l’agriculture : Le potentiel inexploité dans la vague de transformation. Document de référence, AfDB)

En dépit de ce statut, la plupart des filles et des femmes rurales sont encore aux prises avec de nombreux problèmes. Les obstacles qu’elles doivent surmonter par rapport aux hommes pour faire valoir leur contribution à l’économie rurale et acquérir l’autonomie sont toujours nombreux et complexes. Ces obstacles sont entre autres

-Accès à la terre.    La terre est le facteur central de production dans les économies agraires (Bell, 1990 ; Obeng-Odoom, 2012). Par conséquent, la manière dont elle est accessible, attribuée ou transférée, contrôlée et utilisée est un facteur important dans les politiques socioéconomiques et les cadres juridiques et institutionnels qui y seront associés. Des avancées ont été enregistrées dans la reconnaissance de droits aux femmes par la législation foncière nationale, et par certaines communautés qui acceptent de changer les coutumes non favorables à l’accès à la terre par les femmes et les filles. Mais globalement la non application de la législation et l’attachement de la majorité des communautés à leurs coutumes sont à la base des inégalités d’accès à la terre par les hommes et les femmes.

Accès au crédit. L’accès au crédit est inévitable pour l’acquisition de terres, de machines, d’engrais, de systèmes d’irrigation et de semences de qualité et l’engagement d’ouvriers. C’est pourquoi l’Agenda 2063 de l’Union africaine, établit en 2010, appelle à ce que les femmes accèdent au moins à 30 % du financement agricole. Malheureusement, dans la plupart des pays de la région, surtout les zones rurales, l’accès des femmes au crédit reste poussif. La principale raison est la difficulté pour les femmes à faible revenu de verser une épargne préalable avant d’obtenir du crédit, de fournir une caution ou de ne pouvoir consentir une hypothèque sur un bien immobilier par exemple, étant donné qu’elles sont moins propriétaires que les hommes. Si cet obstacle est réel, il en cache plusieurs autres : les hommes se considèrent toujours comme des chefs absolus et naturels de famille, représentant l’ensemble des membres, et voient avec une certaine inquiétude l’autonomie financière de leurs femmes…

L’accès à la l’information et à la technologie : L’environnement compétitif du commerce agricole régional et mondial a accru les contraintes des femmes africaines exerçant des activités dans le secteur agroalimentaire et des activités commerciales d’exportation. Faire face à ces contraintes exige un certain nombre de compétences : compétences techniques et entrepreneuriales, compétences pour améliorer la productivité, capacités pour s’adapter et faire face au changement et à la crise. Les agricultrices minoritairement chef d’exploitation familiale, ont tendance recevoir des informations de seconde main de la part de leurs maris et d’autres proches de sexe masculin. Elles sont moins susceptibles de parler la langue nationale dans laquelle les informations de vulgarisation sont généralement fournies…

Changement climatique. En tant qu’actrices de développement, les femmes et les filles subissent plus que les hommes, les poids des contraintes liées à la dégradation de l’environnement et au changement climatique. Paradoxalement, en raison de leurs multiples responsabilités familiales et communautaires dans un contexte de pauvreté accrue, elles participent aussi aux schémas abusifs de consommation et de production et constituent l’une des causes principales de la dégradation persistante du milieu. En effet, en Afrique de l’Ouest comme dans d’autres sous régions, la responsabilité principale de subvenir à certains besoins du foyer pèse sur les femmes et les filles. Ce sont elles qui approvisionnent les familles en bois de chauffe et en eau potable par exemple. Lorsque ces ressources viennent à manquer dans l’environnement immédiat, les femmes et les filles sont obligées de parcourir de grandes distances, avec tous les risques que cela comporte, pour en chercher…

Les femmes et les jeunes filles dans l’industrie extractive

En Afrique de l’ouest, il existe près de 450 sociétés minières et 34 sociétés pétrolières. La mine emploi près d’1% de la population active de la région, mais représente un des secteurs en pleine expansion. Parmi la population active du secteur, les femmes occuperaient moins de 5% des emplois disponible et moins de 1% des femmes sont à des postes de responsabilité.[1] Elles sont plus présentes dans l’exploitation artisanale. Dans l’exploitation industrielle comme artisanale, elles sont exposées à diverses formes de violence et ne peuvent jouir de leurs droits à la protection sociale. Elles prennent moins part que les hommes aux décisions dans les consultations des communautés mais subissent pourtant plus que ces derniers les conséquences de l’expropriation à des fins d’exploitation minière. Malgré ces contraintes spécifiques aux femmes, l’industrie extractive est un secteur où les questions de genre sont très faiblement prises en compte…

  • Les femmes et les jeunes filles dans le commerce y compris le commerce transfrontalier

Le commerce et en particulier le commerce transfrontalier, est un secteur d’activité occupant une majorité de femmes en Afrique de l’Ouest. Ce commerce touche une variété de produits allant des pagnes aux produits agro-pastoraux. Le commerce transfrontalier des produits agro-pastoraux joue un rôle important au plan économique et contribue à la sécurité alimentaire de la région ouest africaine en assurant la connexion entre les zones de surplus et celles de déficit alimentaire à travers le marché. Les femmes représentent approximativement 70 à 90% des personnes impliquées dans ce commerce. A titre d’exemple, on estime à environ 14664000 femmes, l’effectif cumulatif annuel des femmes commerçantes sur le corridor Abidjan-Lagos. Sur ce corridor, on retrouve majoritairement les femmes dans le commerce du poisson, les produits maraichers et le piment. En dehors des contraintes que partagent tous les acteurs du commerce transfrontalier, les femmes sont particulièrement touchées par les problèmes de tracasseries administratives au niveau des frontières du fait que la majorité d’entre elles soit analphabète et n’ait pas une bonne connaissance des dispositions en vigueur. Elles rencontrent des problèmes relatifs au transport des produits et sont aussi confrontées aux problèmes d’insécurité liée à leur personne et à leurs biens. Elles sont sujettes de la part des agents aux frontières, à des harcèlements s’expliquant souvent par la méconnaissance des normes régissant le commerce transfrontalier…

  • Notre travail

 L’action en faveur de l’autonomisation des femmes agricultrices avec comme point d’entrée leurs droits politiques économiques et sociaux entamée en 2008, s’est poursuivie avec plusieurs projets.

[1] Un quart de siècle après Beijing en Afrique de l’ouest : avancées, défis et questions émergente pour l’égalité homme/femme, le développement et la paix. Décembre 2019

Projet : « Utiliser la loi comme outil pour l’autonomisation des femmes en Afrique de l’Ouest »  

Partenaire financier. Le fond MDG 3 du Ministère des Affaires Etrangères des Pays Bas 

Pays : Benin, Burkina Faso, Cote D’ivoire, Ghana, Togo.

Objectif :  Permettre aux femmes membres des coordinations d’organisations paysannes et des milieux ruraux de 5 pays d’Afrique de l’Ouest, de connaitre leurs droits, de les revendiquer afin d’en jouir au même titre que les hommes dans leur vie familiale, communautaire et professionnelle, et de les faire appliquer au profit des femmes de leurs milieux respectifs.

Résultats

  • 250 agricultrices connaissent les droits des femmes et sont en mesure de travailler à leur diffusion et à leur application au sein des familles, des communautés…
  • 131 comités communautaires de lutte contre les violences faites aux femmes mis en place dans les cinq pays ont reçu 1 859 cas dont 1 447 totalement résolus au 30 juin, soit un taux de réalisation de 77,83% avec une amélioration de 17,83% par rapport aux résultats attendus du projet.
  • Lors de l’extension du projet 492 cas de violence ont été reçus et les comités ont pu en régler 403 avec succès et ont renvoyé la plupart des cas non réglés à la police ou à d’autres mécanismes étatiques. Cela montre un taux de réalisation de 82%.
  • Au moins 85 % des cas de violence et de conflits familiaux reçus, en particulier ceux relatifs à l’héritage, sont réglés dans les limites du respect des droits des femmes
  • 465 séances de sensibilisation ont été menées et ont touché 218.040 personnes au cours de la période de mise en œuvre du projet. (79.973 hommes et 138.067 femmes.)
  • 154 émissions de radio dans les communautés
  • 676 parcelles de terre sont attribuées par les autorités locales aux agricultrices en pleine propriété et 270 des terres dans des conditions sûres et sécurisées aux fins de l’agriculture collective ou individuelle. Dans certains cas, il s’agit d’un enregistrement conformément à la loi foncière.
  • 34,48% de femmes ont accédé à des instances de prise de décision dans leur communauté contre 10 % avant 2009
  • Des changements de mentalité et abrogation de certaines dans les pratiques coutumières néfastes à l’égard des femmes telles que les rites de veuvages se sont opérés dans les communautés.
  • L’acceptation massive de la célébration du mariage d’enregistrement dans certains villages ;

Projet « Femmes et Paysans Ouest Africains contre la Pauvreté »  

Partenaire financier : fonds Funding Leadership Opportunities for Women (FLOW) du Ministère des Affaires Etrangères des Pays Bas. 

Lieux : Benin, Burkina Faso, Ghana, Liberia, Togo.

Objectif Contribuer à la réduction de la pauvreté en soutenant les femmes rurales à s’organiser et agir en vue de bénéficier de leurs droits économiques, sociaux et politiques sur une même base que les hommes.

Résultats obtenus  

  • 154 sur  160 agricultrices parajuristes formées sont  actives en fin 2014.
  • 210 chefs traditionnels agissent et parlent en faveur des droits des femmes dans leurs communautés ;
  • 4292 séances et campagnes de sensibilisations et d’éducation juridique populaire et l’assistance juridique réalisées auprès de 77 communautés du projet et des villages voisins ont permis d’atteindre 208 437 personnes dont 070 femmes et 81779 hommes
  • 526 chefs traditionnels ont pris la parole et agi en faveur des droits des femmes ou ont œuvré à l’amélioration des coutumes ou des pratiques traditionnelles dans les cinq (5) pays,
  • Changements dans 16 pratiques considérées comme nuisibles et empêchait les femmes de jouir de leurs droits.
  • 77 des comités communautaires de lutte contre les violences faites aux femmes Mise en place
  • 149 dirigeants (hommes et femmes) d’organisations d’agriculteurs formés ont été sensibilisés aux droits des femmes
  • 383 femmes ont eu accès à la terre, au crédit, à la technologie et à d’autres ressources pour la production dans les cinq (5) pays du projet :
  • 2260 femmes ont accès à la terre;
  • 4453 femmes ont accès au crédit;
  • 2825 femmes ont accès à des intrants;
  • 2845 femmes ont accès à la technologie.
  • Mise en place d’un système de crédit foncier et de crédit d’épargne à taux d’intérêt réduit, visant à favoriser l’accès des femmes à la propriété foncière
  • Au Togo, 48 femmes ont accédé à des postes de décision dans les villages couverts
  • Deux des 12 femmes positionnées sur les listes de partis politiques et qui ont participé aux élections locales et municipales en juin 2015, ont été élues au Benin
  • 821 femmes rurales ont accru leur capacité et connaissance en matière de sécurité alimentaire et sont maintenant actives dans les instances de prise de décision, de plaidoyer en vue de l’amélioration des conditions de vie ;
  • 881 femmes dont les capacités ont été renforcées en matière d’accès aux ressources de productions, font bon usage de ces nouvelles acquisitions ;
  • Plus de 725 personnes ont obtenu un rendement impressionnant grâce aux nouvelles technologies.
  • 90 coopératives ont été créées en conformité avec le 9ème Acte Uniforme de l’OHADA sur les coopératives au Benin, au Burkina Faso et au Togo ;
  • Le projet « Mise en œuvre de la Charte des revendications des droits des femmes en milieu rural : Initiative Kilimandjaro »

Partenaire financier. International land Coalition

Pays : Benin- Burkina Faso -Sénégal- Cameroun- RDC-Nigeria-Togo,

Objectif :Le projet a eu pour ambition de créer des conditions pour faciliter l’accès et la jouissance par les femmes de leurs droits à la terre et aux autres ressources de production et à la protection de ces droits. A l’issue de la mise en oeuvre:

  • Cinq cents (500) exemplaires d’outils de sensibilisation ont été conçus et vulgarisés en Anglais et en Français
  • Mille (1000) exemplaires de la charte des revendications des femmes rurales conçus et diffusés en anglais et Français.
  • Neuf (09) plans d’action ont été mis en place dans les pays par les organisations de la société civile et de femmes en milieu rural pour agir afin que les droits des femmes rurales soient pris en compte dans les politiques et programmes
  • Les autorités étatiques pertinentes aux niveaux local et national ont été sensibilisées et ont pris des engagements pour la prise en compte des droits des femmes en milieu rural. 
  • Le projet « Développement des opportunités économiques des femmes rurales par un renforcement de leur pouvoir d’agir dans la filière laitière locale et la gouvernance foncière »

Partenaire financier

Pays OXFAM Belgique

Objectif :Appuyer les organisations paysannes à prendre en compte le genre dans leurs activités pour un secteur agricole performant durable et familial.

Cette action de plaidoyer a permis de produire :

  • Un rapport sur la mise en application des mesures de l’octroi de 30% des terres aménagées aux femmes, consacrée dans la loi d’orientation foncière, dans la zone d’intervention du Programme de développement intégré de la vallée de Samendeni (PDIS) au Burkina Faso.
  • Un document d’analyse de l’impact du COVID 19 sur les femmes de la sous-région publié sous le titre « Les femmes Ouest Africaines face à la COVID. 7 réalités/solutions. » publié conjointement avec d’autres organisations de la sous-région.
  • Une étude et un documentaire sur l’impact du COVID sur les laitières au Burkina Faso

Ces documents ont servi à démarrer un plaidoyer avec les décideurs auprès des autorités nationales et sous-régionales pour une prise en compte des besoins et intérêts spécifiques des femmes par les décideurs.

Par rapport aux partenaires, notamment les organisations de producteurs agricoles et les éleveurs, leurs capacités ont été renforcées dans le domaine du genre et des droits fonciers des femmes.  

  • projet « Promouvoir les droits économiques et sociaux des femmes agricultrices par le biais de politiques sous régionales et régionales »

Partenaire financier : Diakonia

       Pays : Sous-région ouest africaine

       Objectif : influencer les politiques de la sous-région en vue de la prise en charge du genre et des droits des femmes agricultrices et des secteurs connexes.   L’essentiel des résultats obtenus concernent :

  • L’intégration effective du genre dans le PRIASAN (Plan Régional d’Investissement Agricole et de Sécurité Alimentaire et Nutritionnelle), dans la stratégie d’employabilité des jeunes de la CEDEAO ;
  • Le renforcement de capacité et l’accompagnement des organisations de productrices agricoles et des organisations de femmes en vue d’un plaidoyer pour influencer le processus d’élaboration des PNIASAN (Plan Nationaux d’Investissement Agricoles et de Sécurité Alimentaires et Nutritionnelles) ;
  • L’intégration du genre et des droits des femmes dans les PNIASANS.
  • L’appui à la création du Réseau des Parlementaires de la CEDEAO pour l’Egalité de genre et les Investissements dans l’agriculture et la sécurité alimentaire. 
  • Le projet « Droits fonciers des femmes pour un développement inclusif et la croissance en Afrique (WIDGRA)

Partenaire financier : Union Européenne à travers OXFAM Panafrica

Pays : Togo

Objectif : assurer l’accès et le contrôle des femmes sur les ressources foncières en les appuyant et en renforçant la voix des femmes.

L’action menée a abouti aux résultats suivants :

  • 28 membres de la Société civile ont été formés comme des formateurs pour le renforcement des capacités des femmes rurales et de leurs communautés afin de documenter les violations des droits fonciers des femmes ;  
  • 25 organisations de la société civile ont eu leurs capacités renforcées en matière de à documentation des cas prononcés de femmes perdant leurs droits fonciers dans le cadre des investissements fonciers à grande échelle, et ont accru leurs compétences en matière de plaidoyer pour s’engager auprès des gouvernements, des CER et de l’UA sur les droits fonciers des femmes 
  • Trois décrets d’application du code foncier signés au Togo ouvrent la voie à l’application de dispositions du code foncier favorables aux femmes.
  • Les organisations de la société civile disposent d’outils / de tableaux de bord pour suivre les gouvernements et les CER dans la mise en œuvre des instruments relatifs aux droits fonciers de l’Union Africaine et d’autres lois et politiques pertinentes en matière des droits fonciers des femmes  

Dans la période 2016-2020, le WiLDAF-AO a entamé également des actions dans un secteur en plein expansion où les femmes font face à bien d’inégalité : celui des industries extractives. Ainsi, le projet

  • « Genre et industries extractive, un programme pour améliorer la participation politique dans la gouvernance du secteur de l’industrie extractive.”

 

Partenaire financier : Oxfam America

Pays : Sous- région ouest africaine

Objectif : faire participer les femmes et les jeunes filles à la gouvernance du secteur de l’industrie extractive en s’assurant que leurs droits sont respectés et leurs besoins spécifiques pris en compte.

Il a abouti à :

  • La production d’un rapport d’étude sur « le cadre législatif de l’exploitation minière dans l’espace CEDEAO : revue et recommandation pour une prise en compte du genre dans le code régional »
  • Renfoncer la capacité des organisations de défense des droits des femmes sur la question des femmes dans les industries extractives.
  • Obtenir avec la participation d’autres partenaires, notamment OXFAM Afrique de l’Ouest basé à Dakar, une prise en compte des questions de genre dans les industries extractives par la CEDEAO, notamment dans le code minier de la CEDEAO
  • Le lancement en juillet 2022 de la Campagne 30 % des fonds de développement du secteur extractif pour renforcer l’autonomisation socio-économique des femmes et l’éducation des filles, en marge du sommet de l’Union Africaine

Projet : « Genre et investissement dans l’agriculture et la sécurité alimentaire pour relever le défi faim zéro » ( en cours d’exécution)  

Partenaire financier : FAO

Pays : Sous-Région

Objectif : renforcer les capacités et dialogue politique avec les parlementaires afin d’accroître leur connaissance sur les outils nécessaires pour s’engager dans l´élaboration des législations et des politiques qui contribuent à l’égalité des hommes et des femmes, et à l’autonomisation des femmes dans le secteur agricole, rural et familial en vue d’accélérer les progrès vers les objectifs de la Faim zéro et du développement durable.

Résultats

  • Des parlementaires capacités au Niger et en Sierra Leone sur la prise en compte du genre dans le secteur agricole
  • Forum pour le renforcement des capacités des parlementaires et dialogue politique au Togo

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