Aujourd’hui 6 février 2026, le monde entier dénonce une pratique néfaste : les Mutilations Génitales Féminines, un fléau qui touche plus de 230 millions de filles et de femmes dans le monde.
Reconnues au niveau international comme une violation de droits humains, les mutilations génitales féminines (MGF) sont ancrées dans l’inégalité des genres. Elles consistent à altérer ou léser les organes génitaux de la femme pour des raisons non médicales. Cette pratique peut avoir des répercussions à court terme ou à vie sur la santé physique, sexuelle et mentale de la femme, depuis l’enfance jusqu’à la vieillesse, en passant par l’âge de procréer. Elle provoque souvent des préjudices telles que des infections graves, des douleurs chroniques, la dépression, l’infertilité, voire même la mort.
Les MGF portent atteinte aux droits fondamentaux des filles et des femmes et limitent également les opportunités pour celles-ci d’exercer leurs droits et de réaliser leur potentiel.
Certes, aujourd’hui les filles ont trois fois moins de chance de subir cette pratique néfaste qu’il y a 30 ans. Toutefois, la pratique continue de sévir. Selon les statistiques de l’UNICEF, si aucune mesure n’est prise d’ici à 2030, on estime que 23 millions d’autres filles risquent de subir des mutilations génitales au cours des quatre prochaines années, dont 4 millions rien qu’en 2026.
« Horizon 2030 : pas d’élimination des Mutilations Génitales Féminines sans engagement et sans investissement durables » est le thème retenu pour 2026. Ce thème souligne la nécessité d’un engagement durable des gouvernements, de la société civile, des communautés, des fondations caritatives et de la communauté internationale.
Cet engagement doit se traduire par des actions concrètes et un travail d’ensemble en faveur d’un changement durable. Et ce changement doit intervenir rapidement si l’on veut atteindre l’objectif de zéro mutilation d’ici 2030.
Il nécessite par conséquent :
- d’intégrer la prévention des MGF dans les programmes éducatifs, sanitaires et économiques.
- d’augmenter les financements c’est-à-dire renforcer la mobilisation des ressources nationales et l’engagement du secteur privé.
- d’investir dans des systèmes nationaux de données pour suivre les progrès et éclairer les politiques.
- d’utiliser ses compétences professionnelles ou son influence sociale pour remettre en question les comportements qui perpétuent les MGF.
À l’inverse, l’inaction coûte chère. : selon les données de l’OMS, le traitement des complications sanitaires liées aux mutilations génitales féminines coûte aux systèmes de santé environ 1,4 milliard de dollars par an.
Agir devient donc une urgence pour tout.e.s et comme le revendique la journée internationale des femmes 2026 : Droits. Justice. Action. Pour TOUTES les femmes et les filles.
NOUS DEVONS AGIR ET VITE #Invest2EndFGM et #EndFGM